Massif Sambaina , Ambatomalaza

Massif d'Antongona

village fortifié du XVIe siècle

tombeau d'Andriambaoka

(Andriambahoaka Le terme combine andriana (noble, roi) et vahoaka (le peuple), signifiant ainsi « seigneur du peuple » ou « celui qui est aimé du peuple »
C'était le titre porté par les anciens rois sur la côte sud-est de l'île et sur les Hautes Terres avant l'essor du royaume Imerina à la fin du XVe siècle et au XVIIe siècle)

Le site comprend 3 parties: 126 km d'Ivato
Prendre RN 1 ouest de Tana direction Arivonimamo "la route des milles qui sont saouls" jusque Imerintsiatosika
Au panneau indiquant le village prendre la piste sur votre droite
300 m au carrefour prendre à droite puis suivre la piste
track Antongona
Imerintsiatosika : ancien poste avancé de l'expansion Merina, d'où son nom : les Merina ne peuvent être repoussés 
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Massif Antongona
Prise de vue panneau entrée du village d' Imerintsiatosika sur votre droite le massif d'Antongona
Antongona
Antongona : Du village, construit sur la terrasse supérieure, il ne reste rien ; en revanche, de beaux restes des murailles 
ceinturant le rova donnent une idée des défenses de la place. Au sommet s'élèvent deux case royales construites sur le modèle de celles du roi Andrianampoinimerina dont l'une est transformée en musée, tombeau du roi Andriambaoka.
Le site est grandiose et chargé de mystères. Un proverbe rappelle la fin du village : “ efa ho lava ny afon' Antongona “ (on en a assez des feux d'Antongona.) En effet, les villageois allumaient les feux d'alerte à tort et à travers. Le jour où le village fut vraiment attaqué, les feux brûlèrent en vain. Personne ne vint secourir le village et le village fut détruit. voir article Leiloza, le jeune prince pervers
zébus
Après 300 m au carrefour ( au bazar Hanimbola) prendre la piste de droite
épicerie
Contournez le massif par la gauche
Antongona
Les villages fortifiés sur site défensif de montagne datant du XVIe siècle sont nombreux à Madagascar.Ils ont été habités jusqu'à l'époque de la colonisation fin du XIXe siècle.
piste
Jadis la région était habitée par les vazimba Zanakalondrano. Les traditions orales rapportent que le village fortifié a été 
fondé au XVIe siècle au temps du roi Ralambo (1575 1610). Ralambo y envoya Andriambodivato accompagné des fils d'Andriampolofatsy, d'Andriampanorimanga et ceux de Zanadrabavy pour occuper la région, repousser les vazimba plus à l'ouest et garder cette porte de l'Imerina (vavan tany) contre les incursions sakalava.
Au XVIIe siècle à l'époque du roi Andriamasivalona (1610 1675) Antongona formait la partie sud de la région Vakiniombifotsy.

Au XVIIIe siècle Antongona devint la capitale de l'Ambodirano comprenant Fenoarivo, Antongona, Antsahadinta, Ambodimandry) une des 6 provinces de l'Imerina (Imerina,Enintoko) du roi Andrianampoinimerina. Au XVIIe XVIIIe deux roitelets connus: Andriamanoro ou Andriamioro, Andrianjafimioro son petit fils roitelet de Ambodirano. A la fin du XVIIIe siècle le pouvoir aurait été déplacé à Andramasina. Antongona fut placé sous la direction du Vadintany (représentant de la justice royale) Andriantsolo fils de Andrianjafimioro placé là par Andrianampoinimerina pour le compte du Vakinisisaony et de l'Ambodirano. A partir du XIXe siècle, la paix retrouvée en Imerina, les habitants abandonnèrent le sommet de la colline pour s'établir dans la plaine plus proche des terrains de culture.
Antongona
sommet d'Ambohibato avec son tombeau de pierres empilées perché
tombeau
riziere
escalier
Massif d'Antongo
rova
sommet d'Antongona avec les 2 rovas royaux
saonjy
culture du saonjy dans les fossés
sommet Antongona
mamelon d'Antongona
Antongona
rempart
Antongona : Montagne rocheuse, site défensif naturel, fortifié par des fossés de protection, des murs de pierres sèches et dont l'entrée est gardée par 7 portes
murailles
allée
Les signaux d'alerte
- Les guetteurs du village
- On sonne la conque
- On fait rouler une pierre du haut d'un talus au bord d'un sentier,le bruit produit est une alerte.Ce système est pratiqué chez les Sakalava
- Le signal du feu allumé
Ce dernier système pouvant s'agir d'autre chose prête souvent à confusion d'où une autre version du sempiternel feu d'Antongona qui dérangeait les voisins. Les habitants d'Antongona obsédés par une crainte perpétuelle d'attaques vazimba et sakalava firent trop souvent appel par le signal du feu aux villageois alentours. Les gens accourus à leur secours revenaient trompés et décus. A la fin personne ne vint, l'ennemi étant pourtant là et le village fut pris.
porte
allée
rempart
escalier
entrée rova
La contruction des 2 premières portes a été étudiée pour gêner l'attaquant dans sa course et dans son éventuelle action.
La stratédie était de faire en sorte que l'ennemi ne puisse plus utiliser son bouclier tenu dans sa main gauche pour se protéger des coups de sagaies des gardes.
vavaady
montée rova
Antongona
entrée rova
Dernier rempart défensif avant l'accés au rova
trano masina
tombeau d'Andriambaoka.
Sur le sommet tombeau d'Andriambaoka.
tombeau d'Andriambaoka.
Ambohidratrimo
Vue sur Ambohidratrimo
Ambohidratrimo
Antananarivo
Vue sur Tana
sommet Antongona
Du sommet d'Antongona : Ambohimandrana et ses 2 couronnes de remparts
sisal
En contrebas préparation de la fibre de sisal
sisal
sisal
à partir de la plante sisal
sisal
sisal
Antongona
En se dirigant vers Ambohimandrana vue sur Antongona
Antongona
empreinte
tombeau
Tombeaux de pierres séches empilées
tombeau
Antongona
Sommet d'Ambohimandrana avec ses remparts de pierres
village fortifié
Croyances fétichisme:
Le jour de l'attaque est fixé par l'astrologie
L'organisation spaciale du village est dictée par l'astrologie.
Amulettes et fétiches pour une protection individuelle ou du clan
Terre prise sur la tombe des chefs ou des vaillants combattants
Fétiches, idoles ou idoles royales.Comme la célébre idole Rabehaza qui aveugle l'ennemi et protége contre les coups
de fusils
Des amulettes individuelles: perles, poudre de bois, objets en argent ou en cuivre
Tabous et interdictions à observer comme ne jamais reculer devant l'ennemi
Combattre pour la patrie et être courageux "mieux vaut mourir qu'être vaincu"
village fortifié
Du sommet d'Ambohimandrana vue sur Antongona
Antongona
Du centre du village bien protégé par ses 2 lignes de remparts vue sur Antongona
pointe lance
Accessoires du guerrier, le coquillage frontal, la sagaie
calebasse
La ceinture en cuir avec couteau, une petite calebasse à graisse pour l'entretien des armes
Un petit sac à projectiles
Les amulettes et les fétiches
Le fusil
Projectiles : petites pierres rondes, galets ou petits morceaux de fer
corne poudre
Une boite à poudre
Poudre à canon fabriquée à partir de la terre volcanique tamisée, mélangée avec de l'urine humaine
boite à briquet
Un étui pour petits couteaux et la boite à briquet en bois
bouclier
Comme arme défensive le bouclier
L'Ampinga forona: bouclier en jonc tressé épais et serré pour parer aux coups de sagaie
L'Ampinga lahy: ou bouclier mâle en bois de forme circulaire ou rectangulaire au environ 70 cm de diamètre
pointe de lancellage fortifié du XVIe siècle
Une discipline de fer
Les armes dont ils auront besoin sont à la charge des lahin defona ou des soldats eux mêmes
Les sanctions: pénalisations et récompenses sont bien définies.
Un exemple: les déserteurs et ceux qui ont perdus leurs armes sont marqués au fer rouge à l'épaule
Un autre exemple: ceux tombés durant la guerre auront droit à de grandes funérailles ou à l'erection d'un vatolahy pierre 
levée en commémoration du service rendu.
machettes
Une préparation morale des Baras et des Mahafaly 2 ethnies du sud dés leur plus jeune âge.
Prière de l'officiant à l'endroit des garçons circoncis:

 "Soyez de bons voleurs de boeufs, soyez de vaillants guerriers et si 
vous devez mourir, que cela se fasse par la sagaie ou le fusil"


Le tsodrano ou la bénédiction: l'officiant met de l'eau dans sa bouche et en asperge les combattants au départ.
Les lokan ady ou les récompenses des guerriers, priviléges accordés par le roi:
- Droit au port du chapeau rouge
- Droit de se draper du lamba blanc
- Droit de porter le signe de l'oiseau en bois sur les cornes du toit
- Les femmes chantant les rary ou prières pour les guerriers