Massif Sambaina , Ambatomalaza

Circuit, visite et curiosité à Antananarivo: les 12 collines sacrées

Ambohibeloma 20 km au nord d'Arivonimamo (50 km à l'est de Antananarivo)

AMBOHIBELOMA kml

Parmi les douze montagnes sacrées de l'Imerina, figure Ambohibeloma, située dans l'Imamo. Mais ce n'est pas la caste régnante, les Zazamarolahy, qui y résident, mais les Andriamasinavalona.

Avant le règne d'Andrianampoinimerina, il y a là un Roi "dont on ignore le nom", raconte la tradition orale. Il possède une grande armée avec laquelle il attaque Ambohitrondrana, sans doute la frontière de l'Imamo occidental. Le résultat en est une séparation des terres à Ambohibe.
Plus tard, après la conquête merina, deux nobles s'y trouvent, Ratsimanantona et Rabasivalo. Le territoire que leur donne Andrianampoinimerina pour leur soumission, s'étend d'Antongona jusqu'à Ambatolava, au nord d'Ambohibeloma et englobe l'Ombifotsy. Une pierre levée symbolise l'offre faite par le souverain merina et ils y tuent un bœuf blanc, la première moitié revient à l'Est et l'autre à l'Ouest.

 

Le roi d’Ambohimanga règne sur trois royaumes, et maintenant se sont des guerres d’expansion qu’il va mener.

Il commencera par Andriampoetsakarivo, qui règne sur l’Imamo de l’Ouest.
Là aussi, à Ambohibeloma, il va se heurter aux Manisotra qu’il a chassés d’Ambohijoky, il ne pourra pas prendre Ambohibeloma, mais par contre, une grande partie de l’Imamo va tomber entre ses mains, après toutefois de durs combats. Pour que sa victoire soit déterminante, le roi doit se rendre maître du poste frontière de Sahavondrina, qui est défendu par Andriamarobasy. Il faudra six mois aux troupes des Merina du Nord pour prendre ce site fortifié. Et encore, ce n’est qu’après avoir coupé l’eau du site que ses défenseurs vont abandonner le combat. Andriamarobasy, lui, va s’échapper et rejoindre le Valalafotsy. Mais, Arivonimamo, Ambatolevy et Ambohitrambo tombent à leur tour.

Ambohibeloma résiste toujours, et le roi, comme à son habitude va prendre un biais pour mettre fin à cette résistance. Il va envoyer des Manisotra à son service pour s’opposer aux Manisotra d’Ambohibeloma. Mais les Manisotra ne se battent pas entre eux, et ils vont quitter le village. Avec cette défection, Ambohibeloma ne peut que se rendre. Le roi Andriampoetsakarivo se réfugiera avec une partie de ses gens dans le Betsileo.
Andrianapoinimerina va installer Rabasivalo, le mari de sa sœur Ralesoka à la tête d’Ambohibeloma.


Comme de coutume les gens du site seront déplacés, des Tsimahafotsy les remplaceront.
ceci est un morceau choisi pour voir l'ensemble de l'article "Andrianampoinimerina un mythe une légende"


Cependant, sur ordre d'Andrianampoinimerina, un des deux Andriana doit partir à Ambohitrondrana  et c'est en souvenir de leurs adieux que le village se serait appelé "Ambohibeloma", la colline de l'au revoir. Quand Ratsimanantona qui reste meurt, son fils lui succède jusqu'à l'arrivée des Français; c'est là qu'il est enterré, son tombeau étant surmonté d'une "tranomanara", signe distinctif des sépultures royales.
Une autre légende circule à Ambohibeloma, concernant Anosimanjaka. Deux sœurs "qu'Andriamasinavalona et Andrianampoinimerina tinrent en affection", y résident, mais un jour, elles viennent à se disputer et décident de se séparer. Rakapila, la cadette déclare, dit-on : "Je vais quitter ce lieu car il n'est pas le mien; si mes ancêtres continuent de m'aimer, ils me protègeront". Elle suit le cours de l'Ikopa, tout en annonçant qu'elle habiterait là où aboutit la rivière.
La tradition raconte "qu'elle se serait servie d'une feuille de nénuphar en guise de pirogue. C'est en cet équipage qu'elle parvint à Manantsoa où elle fonda son domicile". Ses parents, à leur tour, auraient emprunté le même chemin pour venir la bénir : "Voici la terre où tu pourras vivre en toute quiétude". Elle y reste jusqu'à sa mort et y est ensevelie.
Manantsoa se trouve à quelque 20 km d'Ambohibeloma. Dans cette localité, on garde aussi le souvenir d'un Hova, nommé Andriantsihanika, qui a la réputation d'un saint et le pouvoir de guérison. Cela explique que son tombeau est encore aujourd'hui un lieu de sacrifices.

village Amboasary
village AMBOASARY
Ambohibeloma la colline de l'au revoir
Ambohibeloma la colline de l'au revoir
Ambohibeloma la colline de l'au revoir
Ambohibeloma 1400 m
Ambohibeloma la colline de l'au revoir
premières maisons au sommet
Ambohibeloma la colline de l'au revoir
Ambohibeloma la colline de l'au revoir
montée sur le rova
Ambohibeloma tombeau de Rabasivalo et Rasitera
Ambohibeloma tombeau de Rabasivalo et Rasitera
tombeau de Rabasivalo mari de Ralesoka soeur d'Andrianampoinimerina
et Rasitera arrière petite fille d'Andrianampoinimerina
Ambohibeloma tombeau de Rabasivalo et Rasitera
Andrianampoinimerina le Roi de l'Imerina installe alors Rabasivalo, grand guerrier et époux de sa sœur Ralesoka en tant que seigneur d'Ambohibeloma.
de Ambohibeloma vue sur Ambohimalaza
Ambohimalaza vue d'Est
de Ambohibeloma vue sur Ambohimalaza  est
Ambohimalaza vue d'Est
Ambohimalaza vue du sud
Ambohimalaza vue du sud
Ambohimalaza vue du sud
Ambohimalaza......Ambohibeloma
village de Mandimby au pied d'Ambohimalaza et vue sur Ambohibeloma
Eglise de Mandimby
Eglise de Mandimby
montée aux créneaux sommet d' Ambohimalaza

du haut des remparts du rova vue sur Ambohibeloma, les remparts d'Ambohimalaza
1475 m
latitude 18° 52,1364 sud
longitude 47° 7,9326 est
descente Sud Est vue sur Antongona, puis plein sud vers Arivonimamo en passant par Ambohitrambo
massif d'Ambohitrambo
Massif Ambohitrambo 1560 m

Les villages de traite fusils et esclaves sont : Ampamoizankova, le plus réputé et le plus connu, puis Ambohitrambo et Alarobia à l’Ouest.... 

Pour se passer des intermédiaires, et de leurs prix abusifs, le roi va envoyer à Toamasina, un groupe d’Andraindranandro, c'est-à-dire des forgerons, pour acheter des armes, de fait, des gens compétents en armes.
Très vite, au courant des guerres d’Imerina, les traitants de l’Ile de France et Bourbon, vont être présents aux frontières d’Imerina, en Ancaye, pays Bezanozano, ou Ampamoizankova. Il est très possible que certains : tels Chardenoux, Mayeur, Lebel ou Hugon, rencontrèrent Andrianapoinimerina. La mission des Andriandranandro, est un succès, ils rapportent de la poudre, des balles, des fusils, et même un canon, que le roi dénomme aussitôt, Besafara.
Sur les frontières d’Imerina, il existe aussi des marchands d’armes malgaches, à Maharidaza, c’est un nommé Tongahasina qui en vend, à Ambodifahitra, c’est un Zanadralambo,Raberanto qui est parmi les plus importants. Les villages de traite fusils/ esclaves, sont : Ampamoizankova, le plus réputé et le plus connu, puis Ambohitrambo et Alarobia à l’Ouest. Il se trafique également des armes à Angavokely et Ambatomanga en pays Bezanozano.
En orateur consommé, et qui connaît l’amour de son peuple pour les mots au sens caché, le roi vante son armement : il donne un nom évocateur à tous ces fusils ; Behafana, grande charge, Behafo, beaucoup de feu, Behataka, beaucoup de bruit, etc
Ceci est un morceau choisi pour voir l'ensemble de l'article "Andrianampoinimerina un mythe une légende"

Toujours dans l'Imamo, se situe Ambohitrambo qui se présente comme une colline très abrupte, d'accès difficile. Les générations actuelles ne se souviennent plus que d'Andriantokanady. Son "dernier" descendant, Ramahatra, vit "dans un lieu qui portait son nom, Andriamanatra, nom qui désigne également toute la région d'Ambohitrambo".
Andriantokanady a un fils, Leiloza le sadique. "Il aimait faire souffrir la population, pour le plaisir. Il élevait un troupeau bovin et, quelquefois, il donnait l'ordre de le faire monter sur la colline, puis, sans raison, de le faire redescendre".

Parfois aussi, quand à Antongona, distant de 25 km d'Ambohitrambo, brûle quelque chose, Leiloza, dit-on, ordonne de l'éteindre car la fumée risquerait de l'étouffer. Ces deux incidents donnent lieu à des dictons.
Une autre fois, Leiloza fait tresser deux cordes de soie qui, placées l'une en dessous de l'autre, forment un pont enjambant la région située entre Ambohitrambo et Antovonanankera. Leiloza donne l'ordre à l'un de ses sujets de l'emprunter avant de s'y aventurer lui-même.

Son père, dit-on, le voyant agir ainsi, aurait déclaré : "Mon peuple souffrirait encore plus après ma mort, si Leiloza survivait". Aussi, poursuit-on, ordonne-t-il à ses hommes de couper les cordes dès que Leiloza franchit la moitié du pont. Il fait une chute mortelle et là "où on trouva son corps, fut désormais appelé "Manjakazaza", lieu où l'enfant règne".
A l'arrivée des Français, les restes mortuaires des Rois sont transférés à Ambohitrarenina, sauf celui de Leiloza qui, à partir de 1959-60, devient l'objet d'un culte. Paradoxalement.
Pela Ravalitera Journal Express 

massif d'Ambohitrambo
avec un peu d'imagination on pense à un animal couché :-)
maison à  balcon d'Ambohitrambo
traversée du village d'Ambohitrambo
maison à balcon d'Ambohitrambo
enfants d'Ambohitrambo
avec le massif d' Ambohitrambo à l'horizon que l'on contourne par l'Est
enfants d'Ambohitrambo
massif d'Ambohitrambo
la vue ci-dessus ne vous fait elle pas penser à un animal
massif d'Ambohitrambo
le jeu consiste  à lancer un caillou dans le trou
au pied du massif: le jeu consiste à lancer un caillou dans le trou
le jeu consiste  à lancer un caillou dans le trou