Massif Sambaina, Ambatomalaza

Lieux célèbres

Doany Ambatondradama

Situé à 2 km du Patrimoine mondial qu’est le Palais d’Ambohimanga, le village Ambatondradama donne une autre facette à ce lieu historique. Devenu un lieu sacré, on l’a connu d’abord sous le nom d’Ampamelankeloka. On y trouve une source qui servit au bain des rois Radama et Andrianampoinimerina.
De par la pureté de cette eau de source, l’endroit est devenu « sacré » et des gens de tous horizons viennent y faire des offrandes. Une situation qui prouve que les « us et coutumes » malgaches sont les mêmes qu’on soit du nord, du sud, de l’est ou de l’ouest.
Un rite qui unifie et reste le symbole de l’identité malgache.

Quelques règles sont à respecter lorsqu’on s’approche de l’« endroit sacré » : interdiction de la viande de porc, des oignons, et du port de chaussures.
Le mardi est déclaré « saint » pour les habitants d’Ambatondradama.
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Carte Ambohimanga
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Vendeuses de fruits et légumes
Le dimanche, beaucoup de monde gravit la montagne, au bonheur des vendeuses de fruits et légumes
Rivière Mambakely
Rivière Mambakely
Village Ankadiefajoro
Village Ankadiefajoro
Vente de pommes
Village Ankadiefajoro
Loana et les enfants
Loana pour piler le riz, le manioc
Ambohimanga et Andriatsivongo
Le weekend ça bouscule un peu.
Les deux sommets à l’horizon : Ambohimanga et Andriatsivongo
La source qui servit au bain des rois Radama et Andrianampoinimerina
La source qui servit au bain des rois Radama et Andrianampoinimerina
Marches taillées à l’angady (bêche)
Marches taillées à l’angady (bêche)
Marches taillées à l’angady (bêche)
Doany de Rakotomaditra
Doany de Rakotomaditra
Doany de Ramaisoankanjo
Doany de Ramaisoankanjo
Vidéo : le doany d’Ambatondradama
Source Andriamisara
Doany de Andriamisara, la source
Autel Andriamisara
Doany de Andriamisara, l’autel
Source Andriamisara
Autel Andriamisara
Andriamisara qui vous rend fort lors d’un « combat »
Ambohimanga
Doany Ambatondradama – mars 2009
La tradition confrontée au mode de vie occidental

En Imerina, comme partout à Madagascar, la famille est la cellule sociale, garante de l’ordre établi, humain ou divin, autrement dit, de la tradition.
Selon le Pr Gerald Donque (1968), la religion ancestrale croit en un Dieu créateur (Andriamanitra, Andriazanahary) « qui s’est désintéressé de sa création » et en des dieux secondaires « qui interviennent constamment dans l’action des hommes » (Vazimba, fétiches, idoles, ancêtres…).

Ces divinités gardent l’ordre établi et punissent ceux qui le transgressent. Elles sont protégées par des interdits (fady) dont la violation entraîne une sanction sévère.

L’importance de la famille se concrétise dans le tombeau familial, qui joue un rôle majeur dans le comportement psychosociologique des Merina.
La construction d’un tombeau est la première chose faite dès que l’on amasse un peu de richesse.

Les cérémonies (dont le famadihana) marquent le respect des vivants envers leurs morts.
Malgré l’éclatement des cadres traditionnels, la majorité des Tananariviens demeure fidèle aux coutumes (fomba).

Mais des distorsions apparaissent entre les nécessités modernes et les habitudes héritées du passé : absentéisme, endettement, limitation de la liberté individuelle…

Certains Merina tentent d’adapter la tradition au monde contemporain, tandis qu’une minorité souhaite « faire table rase du passé ». Pour la classe aisée, le mode de vie occidental est souvent totalement adopté.

Pour la grande masse, la tradition reste la règle de vie.

Elle se traduit dans la vie quotidienne (manger accroupi, port du lamba, absence de chaussures…), dans la mentalité (nostalgie du passé, respect des anciens…), et dans les cultes traditionnels, persistants malgré le christianisme.

Ces cultes se déroulent autour de pierres, arbres, sources sacrées, réputées abriter Vazimba ou ancêtres.
Sacrifices, offrandes, danses, chants y ont lieu.

Les environs d’Antananarivo recèlent de nombreux lieux de culte traditionnel : Ambohimanga, Andriambodilova, Andranoro, Ankatso…
Source : L’Express – Pela Ravalitera