

A titre d'exemple : d'Ambohimanga à Imerimandroso
Cette piste longe le chaînon du Mangabe dans un décor typique
de l'Avaradrano : rizières, coteaux, vestiges de murs en terre
rouge...Elle passe notamment par Ankazomalaza un haut lieu du culte
des ancêtres, le village historique d'Amboatany, et le
séminaire anglican d'Ambatoharanana construit en 1878. Tous
les lundis se tient à Imerimandroso un marché paysan haut
en couleurs.Ainsi que le marché aux zébus d' Alatsinainy
photo ci-dessous.



Une "case froide" "Tranomanara" pour
une concubine Hova
Andriambelomasina, le grand pére d'Andrianampoinimerina,
a une épouse de la caste hova, Rangorivahiny, qui ne décède
que sous le régne de ce dernier. Elle meurt, en effet,
quand le grand conquérant de I'Imerina termine la construction
des Rova sur les collines sacrées. II réunit alors
les "ambaniandro" (tous ses sujets sous le soleil),
comme à l'accoutumée lorsqu'une décision
importante doit être prise afin d'éviter la dictature
ou de commettre un abus de pouvoir. Cette fois-ci, c’est
pour leur demander l'autorisation d'ensevelir Rangorivahiny sous
une "case froide", au sud du Rova d'Ambohimanga.
Les Tsimahafotsy n'y trouvent rien à redire puisque "la
terre et le Royaume vous appartiennent". Andrianampoinimerina
offre 20 boeufs pour marquer l'enterrement, avant de donner quelques
directives à ses hommes :"Quand la case froide sera
déchirée, réparez la une seule et unique
fois et n'y touchez plus a jamais". Après l'enterrement
il rassemble les Tsimahafotsy pour leur signifier un ordre "Si
tôt ou tard, sa famille veut prendre les restes de Rangorivahiny,
ne les lui donnez pas. Qu'elle reste au sud du Rova, car c'est
une femme qui m'est chère. Toute personne qui enfreindra
cet ordre sera fautif à mes yeux ».
La tradition raconte qu’il y a eu deux Rangorivahiny, la
première est la concubine d’Andriambelomasina, la
seconde est celle de son fils qu lui attribue à elle aussi
une case froide à sa mort.
Pela Ravalitera journal Express

Toute la nuit l'effervescence est grande dans les alentours
immédiats de la ville. Les gens des murs vont se rallier à Ramboasalama,
en premier ceux d'Amboatany. Le frère d'Andrianjafy, Andriankira
quitte Ambohimanga en catastrophe pour Ilafy, près de son frère.
Ramboasalama, consulté, décide de le laisser partir, c'est son
oncle après tout.
Pendant ces évènements, Andrianjafy est fort occupé à présider
une cérémonie très importante à l'époque, la circoncision. C'est
une des plus grandes cérémonies de ce temps, et celle-ci se déroule
près d'Ilafy. Les conjurés ont bien choisi leur moment pour rendre
Ambohimanga indépendant d'Ilafy. Le roi est bien au courant d'une
vague agitation, mais n'y prête qu'une attention distraite, même
un coup de fusil, tiré d'Ambohimanga, chose rarissime à l'époque
ne l'émeut pas car pense-t-il "un enfant est un enfant, il ne
peut me vaincre, même s'il tire un coup de fusil", ce en quoi
il a tort, son pouvoir est plus menacé qu'il ne le pense.
Un "zoma" vendredi, jour faste, les envoyés d'Andrianjafy chargés
d'occire Ramboasalama, se présentent à la porte d'Ambohimanga.
Celle-ci est fermée, la grosse pierre a été roulée, les gardiens
de cette porte sont armés, même la foule amassée sur les remparts
de défense est armée. Les gardiens interpellent les envoyés d'Andrianjafy
: "où allez-vous?". Confiants dans leur mission officielle, ils
répondent "nous venons mettre à mort Ramboasalama, selon les paroles
de notre roi bien aimé, Andrianjafy". Les gardiens répondirent
"allez- vous -en, et ne parlez pas pour ne rien dire, Ramboasalama
est sous la protection des Avaradrano des deux villages : Amboatany
et Ambohimanga".
Il existe plusieurs variantes à ces faits, mais toutes aboutissent
à la même conclusion, seul le nombre de victimes diffère, entre
deux et vingt qui n'approuvaient pas cette décision, lourde de
conséquence pour leur devenir
Le coup de force.
Maintenant, il n’était plus question de faire
marche arrière, le coup de force se devait de réussir.
Il est donc décidé de convoquer l’ensemble
de la population pour la mettre au courant de la situation et
la convaincre de proclamer Ramboasalama roi d’Ambohimanga.
C’est entouré des notables armés de sagaies
que la foule est fermement invitée à se rallier
à Ramboasalama. "Voici de quoi il s’agit ô
Tsimahafotsy, on veut changer les paroles de votre défunt
roi Andriambelomasina, alors quel est votre avis?"
Ce que veulent les notables c’est une approbation totale
mais malheureusement dans la foule assemblée, un homme
du peuple Ravolana objecte qu’Andrianjafy règne encore,
ici ! Mais aussitôt les sagaies le font taire, il meurt.
Pourtant sur le fond, il a raison, Andrianjafy règne, et
si Ramboasalama doit lui succéder, personne n’a dit
quand…
De toute façon, il est trop tard, les notables se sont
trop engagés pour faire marche arrière. Un autre
homme dans la foule, nommé Rainimany objecte à son
tour "que faire d’Andrianjafy", un coup de sagaie
le rappelle à l’ordre, il ajoute pour avoir la vie
sauve "celui qui règnera, je le servirai".
C’est fini, les habitants de la ville "ambony"
(haute), la ville fortifiée sont ralliés à
Ramboasalama.
ceci
est un morceau choisi pour voir l'ensemble de l'article "Andrianampoinimerina
un mythe une légende"



