Massif Sambaina , Ambatomalaza

tombeau de Rainimboay

officier au service du Premier ministre Rainilaiarivony

Un Mausolée en plein Ankadifotsy kml
En plein quartier d'Ankadifotsy, à Antananarivo, se trouve un très beau tombeau, celui de Rainimboay. Rainimboay est un officier au service du Premier ministre Rainilaiarivony 1864-1895 sous la reine Rasoherina.
photo Premier ministre Rainilaiarivony
Premier ministre Rainilaiarivony
Il s'illustre en 1868 en déjouant le complot de quelques officiers contre le Premier ministre Rainilaiarivony et la Reine elle-même, afin de mettre sur le trône le prince Rasata.
Le 18 mars 1868, Rainimboay, alors XII honneurs, accompagné de Rainisoa et Rainilaza (XV honneurs) et Rainizanoa (XIII honneurs), se précipite auprès de Rasoherina, déjà gravement malade à Amboditsiry, pour l'avertir du danger.
maison de Charles Randrianarivelo
En face du tombeau la maison à un étage situé à l'est «où vit encore un descendant de Rainimboay»
Charles Randrianarivelo
Tamboho de clôture
son tombeau est situé "au centre d'une agglomération, entouré sans doute d'un Tamboho de clôture, dont il reste quelques traces le long du sentier, l'isolant ainsi que la maisoon à étage, du reste des autres habitations".
Charles Randrianarivelo
Charles Randrianarivelo de feu son pére Randrianarivelo tsisy fanampin' anarana (pas de prénom) qui construisit la maison en arrière plan
Je n'ai trouvé que désolation et ruines le site est véritablement vampirisé, les uns emportant les moellons qui ont servis à la construction du mausolée, les autres s'en servant de décharge et même de toilette public
tombeau de Rainimboay
tombeau de Rainimboay
Magnifique contruction qui a bien des égards est moins imposante bien sûr mais plus raffinée que le mausolée de Rainiharo à Isoraka.Tombeau construit en pierres de taille, il est entouré d'une galerie couverte, surbaissée en arceaux. Les colonnes, au nombre de 18, reposent sur un soubassement de forme carrée, "la base de la colonne rappelant le chapiteau bubleux décoré de larges feuilles stylisées". Le chapiteau s'orne en sa partie supérieure d'un motif de feuilles d'acanthes. Les arches se rejoignent en pilastres à cannelures transversales et sont ornées de trèfles appendus au milieu des cintres.
Le tour de l'édifice est surmonté d'une balustrade avec balustres séparés par des traverses rectangulaires nerveuses, "dont le motif rappelle celui des arcs et pilastres". La traverse se prolonge dans un ordre régulier, espacé de méplats, et se trouve, elle-même, dans le prolongement d'une colonne.
tombeau de Rainimboay Par bien des aspects, le tombeau rappelle celui de Rainiharo
Après avoir franchi trois marches de l'escalier d'accès, l'entrée est fermée par une porte de pierre monolithique, pivotant sur un gond encastré ; sept autres marches aboutissent à la plateforme supérieure.
tombeau de Rainimboay
tombeau de Rainimboay
tombeau de Rainimboay
Par bien des aspects, le tombeau rappelle celui de Rainiharo (père de Raharo et de Rainilaiarivony qui lui ont succédé), Premier ministre de Ranavalona 1ère. Ils ont, l'un et l'autre, cette grandeur et cette majesté qui font leur singularité.
Même s'il n'est pas aussi célèbre que la lignée des Premiers ministres hova, Rainimboay a son heure de gloire en 1868, et surtout, il descend d'une grande famille merina. "Et la plupart des familles riches tiennent à honorer leurs ancêtres en édifiant des tombeaux d'une grande majesté".
Bien que la date de sa construction ne soit pas bien déterminée, ni quels corps reposent dans ce tombeau, Marie-Cécile Hyais regrette que toute la partie ouest, exceptée la porte, soit écroulée et «que le tombeau ne serve que de séchoir à linge».
Elle suppose, cependant, que la ressemblance avec le Mausolée de Rainiharo vient, sans doute, des mêmes ouvriers qui y ont travaillé et reproduit avec quelques différences les mêmes volets d'arches surmontant la plateforme qui encadre le Mausolée. Se retrouvent aussi sur les mêmes tombeaux la même galerie couverte, les colonnes décorées, les mêmes pierres sculptées, plus ou moins hautes, placées à l'est «et qui rappellent les anciens vatolahy...»
Dans son mémoire sur «Les transformations de l'architecture funéraire en Imerina», Lebras cite ces éléments comme «n'existant pas avant l'arrivée de Laborde et ayant modifié l'architecture funéraire de l'Imerina».
La maison à un étage situé à l'est «où vit encore un descendant de Rainimboay», mais que Marie-Cécile Hyais n'a pu rencontrer est aussi ornée sur la façade, de deux colonnes à étages, soutenant un balcon en renfoncement. «Les colonnes sont en pierre, rappelant le style du tombeau, mais plus sévères et beaucoup moins ornées».
Elle note aussi la ressemblance «qui laisse prévoir une relation entre l'architecture domestique et funéraire». Ainsi, «l'ère labordienne ne se limiterait pas aux tombeaux, mais aurait profondément rénové toutes la conception architecturale dans la cité de l'Imerina et pendant plusieurs années».