Le butin.
En dehors de la plus grande gloire du roi et l’agrandissement du
royaume, les guerres de l’ époque sont génératrices
de butin. Ce butin est essentiellement constitué des bœufs
et des prisonniers, hommes, femmes et enfants, ce qui permettra au guerrier
paysan de rentrer partiellement dans ses dépenses, car pour la
guerre,le roi ne prend rien en charge, le guerrier doit tout acheter,
son armement, son ravitaillement, et payer les gens chargés de
ses effets. Le principe du roi, bien connu sous d’autres cieux,
pas de butin, pas de paie.
Chaque groupe de combattants ou chaque guerrier suppute en partant ses
chances de se distinguer, ou de rapporter beaucoup de butin. Les paris
peuvent atteindre des sommes importantes, jusqu’à mille piastres,
par exemple pour un pari entre Avaradrano et Vakinisisaony. Le roi encourage
et arbitre cette émulation, peu onéreuse pour lui.
Le butin pris au cours des campagnes faisait l’objet de partages
bien précis. Les deux tiers revenaient au roi… le dernier
tiers aux hommes qui s’en étaient emparés. Le roi
faisait payer trois piastres par captif que le guerrier voulait garder.
Mais si le roi désirait s’approprier les captifs pour en
faire ses serviteurs, ou pour toute autre raison, le roi payait lui aussi
trois piastres par prisonnier, homme ou femme.
Pour les bœufs, les deux tiers lui revenaient, le troisème
à celui qui s’en était emparé, mais ceux-ci
devaient payer au roi deux francs cinquante par animal. Si le roi dépassait
sa part, il devait payer aux guerriers également deux francs cinquante.
Les bœufs royaux avaient immédiatement les oreilles taillées
en pointe. Pour les objets ou tissus, ils étaient la propriété
de celui qui s’en emparait, là le roi ne prélevait
rien.
Quant aux idoles captives, soit elles devenaient la propriété
du roi, soit elles étaient détruites. Car cela contribuait à
étendre son pouvoir, d’une façon ou d’une aure.
ceci
est un morceau choisi pour voir l'ensemble de l'article "Andrianampoinimerina
un mythe une légende" |